samedi 22 novembre 2014

Lettre aux élus et Ministère

Moëlan le 18 novembre 2014

Association des Pêcheurs-plaisanciers et Usagers du Bélon
Chez Patrick, Kergroës, 29350 Moëlan.
Association des Plaisanciers de Brigneau
56 Lieu-dit Brigneau, 29350 Moëlan.
Association des Pêcheurs-Plaisanciers de Merrien
Kersaux, 29350 Moëlan                                            



Objet : Lettre ouverte afin d’alerter sur les impacts négatifs des concessions de cultures d’algues et de coquillages à Moëlan sur Mer, autorisées par Monsieur le Préfet du Finistère

Madame, Monsieur.

Nous avons l’honneur de solliciter votre attention sur le projet de cultures d’algues et de coquillages à Moëlan sur Mer. Monsieur le Préfet du Finistère a validé le 22 octobre quatre arrêtés délivrant à deux sociétés privées des concessions de 225Ha au plus près des ports situés dans les rias de Brigneau et Merrien, pour une durée de 15 ans, renouvelable sur simple demande.

Ce projet a été instruit sans aucune consultation de la population Moëlanaise. Les citoyens, les associations ont été laissés dans l’ignorance jusqu’à l’ouverture d’une enquête publique, publiée en catimini en période de vacances hivernales.

Certes, le Décret n° 2009-1349 (modifiant le décret n° 83-228 du 22 mars 1983) fixant le régime de l'autorisation des exploitations de cultures marines induit une procédure qui n’accorde aucune place à la concertation.
Pourtant, aucun projet de ce type n’a eu jusqu’à présent une telle ampleur et n’a présenté une telle gêne.
Monsieur le Préfet  a répondu par le strict respect de cette procédure et de fait a délibérément ignoré les avis et recommandations qui émanent de diverses instances qui préconisent d’intégrer en amont de tout projet, l’ensemble des acteurs socio-économiques concernés (La Charte des espaces côtiers bretons Direction générale des services, Mission Mer, novembre 2007, réf : Jean-Yves Le Drian – Le  rapport interministériel : Expertise du projet de filière d’algoculture alimentaire en Bretagne, juillet 2012 :  pour ne citer qu’eux).

Cependant, nous comprenons l’intérêt pour notre région de conforter le développement d’une nouvelle économie. Et celle-ci s’inscrit dans la « «tendance actuelle » et de ce fait, nous le notons, est largement subventionné par des fonds publics français et européens.

Toutefois, comment accepter un projet aussi hasardeux, pour lequel les promoteurs ne savent toujours pas aujourd’hui où ils vont débarquer leurs algues, comment ils vont les traiter et à qui ils vont les vendre.
Des essais voisins sur une zone de surface réduite se sont soldés cette année par un échec, du fait notamment des tempêtes hivernales or la zone autorisée par l’administration pour ce projet est, de l’avis de tous, la plus exposée aux vents et marées.
Les débarquements de tonnes d’algues, nous le savons à présent, se feront sur nos côtes jusqu’en en période estivale dans des lieux touristiques.
Dans le cadre du développement économique d’une filière « cultures marines ». La région (programme breizh-alg) rappelle que nous importons la plus grande partie de nos besoins en algues, toutefois la variété qui sera produite ici l’est pour l’exportation (?) contrairement aux recommandations du rapport précité.

Notons encore l’absence totale d’études, celle de l’état initial et celles d’impacts, tant environnementaux concernant les rejets des huitres et des moules à moins d’un kilomètre du littoral, qu’économiques. La bande littorale est un lieu très convoité et utilisé par plusieurs activités qui toutes représentent une socio-économie qui profite à notre département.

La multiplication à l’avenir de telles zones de cultures, interdites à la navigation et à la pêche, ne peut que dégrader l’activité de la pêche côtière déjà en difficulté et notez que les pêcheurs professionnels Moëlanais ont publiquement fait part de leur ferme opposition au projet.

La navigation de plaisance est très présente sur notre littoral entre Lorient et les Glénan. De tels champs de cultures d’algues vont présenter un réel danger, qui conduira les plaisanciers à s’éloigner plus au large, désertant nos côtes et nos ports.

La pêche de plaisance et les activités de loisir nautiques marines et sous marines sont les plus pénalisées par ce projet. La « procédure » ne leur accorde aucune place. Elles sont ignorées voire méprisées. Toutefois, elles représentent une activité socio-économique primordiale dans l’attractivité touristique de notre département.
Le conseil général (Nautisme en Finistère) met en avant le potentiel de cette filière qui représente 722 emplois dans les centres nautiques et les écoles de surf et près de 120 dans les ports. Il en souligne la fragilité. Alors pourquoi précipiter le risque de perdre une économie dotée d’emplois qualifiés à plein temps sur nos ports ?

Nous sommes conscients de l'impératif de ne pas laisser notre pointe bretonne en dehors d'un possible développement économique. Les associations d'usagers de la mer que nous représentons ne sont opposées ni aux études ni aux développements de l'algoculture, toutefois, cette décision ne peut que nuire aux trois autres activités socio-économiques précitées.

Dans le respect des règles démocratiques, au-delà de la stricte application de la « procédure », il était certainement possible d’assurer un juste partage de la mer et de ses ressources, respectueux pour la pérennité de chaque activité.

Nous souhaitons vous alerter sur l’impact que va engendrer aujourd’hui et demain de telles décisions. Nous souhaitons que l’on laisse le temps au Conseil Maritime de Façade d’élaborer ses schémas dans la cadre d’une politique publique de la mer et du littoral intégrée et que la  raison l'emporte au bénéfice de tous.

Vous remerciant de votre attention, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos très respectueuses salutations


Pour l’APUB
Pour l’APB
Pour l’APPM
Le président
Le président
Le président
Jean-Pierre Grataloup
Pierre Legleye
André Audren




Copies :

Madame la Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie
Monsieur le Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Monsieur le Préfet de la région Bretagne
Monsieur le Préfet Maritime de l’Atlantique
Monsieur le député Le Bris
Monsieur le Président du conseil Général du Finistère
Madame Nathalie Conan Conseillère Générale du Finistère
Monsieur le Président de la communauté de communes de Quimperlé
Monsieur le Maire de Moëlan sur Mer


Copie à la Presse locale

mardi 18 novembre 2014

COMMUNIQUE DE PRESSE
Mardi 18 novembre 2014

Groupe de Travail d’Associations sur le projet de Cultures Marines à Moëlan/Mer                                                                             


  ACR – Amis des Chemins de Ronde du Finistère
  AP – Amis du Pouldu (Les)
  APB – Association des Plaisanciers de Brigneau
  APUB - Association des Pêcheurs Plaisanciers et Usagers de la rivière du Bélon
  BV-SEPNB – Bretagne Vivante (Section Quimperlé)
  DCE – Doëlan-Clohars-Environnement
  ERB – Eau et Rivières de Bretagne
  RBBBM – Rivières et Bocage Belon Brigneau Merrien

Hier lundi 17 novembre, les responsables des 8 associations membres du « Groupe de travail sur le projet de cultures marines à Moëlan-sur-Mer » ont été reçus par le maire de Moëlan, M. Marcel Le Pennec.
L’objectif était de faire le point après la parution des 4 arrêtés du 22-10-14 du Préfet du Finistère autorisant l’implantation d’une zone de 225 hectares d’exploitation industrielle d’algues et coquillages devant la côté moëlanaise : quelles positions, quels arguments, quelles possibilités pour ester ou pas en justice ?
Les conclusions sont les suivantes : les 8 associations restent opposées au projet et ont décidé d’attaquer en justice les arrêtés. Elles souhaitent le faire en concertation avec la mairie. Le maire pour sa part a annoncé qu’il allait convoquer dans les jours qui viennent le conseil municipal sur cette question du recours en justice.

Un nouveau rendez-vous a d’ores et déjà été pris entre le maire et les associations pour début décembre 2014.
D’ici là les arguments sont préparés et seront soumis à des conseillers juridiques.

Pour en savoir plus sur ce dossier (y compris les documents officiels), consulter le blog de l’une des 8 associations :
http://rbbbm29.blogspot.fr/

vendredi 24 octobre 2014

Communiqué de presse du 23/10/14

Communiqué de Presse du 23/10/14


Nous avons toujours affirmé que nous n’étions pas contre le développement de la culture d’algue mais le projet que le Préfet vient d’autoriser est en complète contradiction avec les recommandations formulées récemment dans divers rapports d’experts ou de commissions et fait fi de l’opposition du maire de la commune de Moëlan et des associations concernées
Cette exploitation d’algues et de coquillage n’a fait l’objet d’aucune concertation : ni avec les usagers du domaine public maritime ni avec les associations environnementales, les riverains du site ou les professionnels du nautisme ou du tourisme.
Sa taille démesurée : plusieurs centaines de terrains de foot, sa localisation dans une zone poissonneuse traditionnellement partagée par les pêcheurs professionnels et de loisir, constitue une spoliation d’usage
Il en est de même pour les adeptes de la plongée sous-marine ou de la pêche en apnée, des pratiquants de loisirs nautiques (planche à voile, kayac de mer etc) qui y trouvait une zone attrayante, facilement accessible depuis les abris de la côte.
Ce véritable barrage fait de kilomètres de filières, d’orins et de milliers de bouées constituera un danger majeur pour la navigation des plaisanciers locaux et de ceux qui empruntent actuellement des routes Lorient-Concarneau-Pointe de Bretagne.
Les accidents survenus à Lesconil sur la zone de culture implantée depuis un an en témoignent.
Les opérations de sauvetage seront rendues très difficiles pour la vedette de la SNSM compte tenu du champ de mine infranchissable formé par les filières.
L’impact économique que l’on fait miroiter masque la destruction certaine de toute une économie basée sur la pêche, le nautisme les loisirs et le tourisme.
Enfin l’impact environnemental n’a fait l’objet d’aucune étude préalable. Si l’on se réfère à d’autres sites analogues on ne peut que nourrir les plus grandes craintes sur la pérennité de l’équilibre naturel du milieu.
Nous sommes donc opposés à la mise en œuvre du projet tel qu’il a été autorisé par la Préfecture.


Nous déciderons solidairement avec les autres associations du groupe de travail, mis en place depuis des mois, des modalités concrètes d’actions à mener pour que les porteurs du projets et l’Etat renoncent à culture intensive et extensive.

dimanche 21 septembre 2014

ANNEXES

Moelan le 21/09/2014




Monsieur le Maire,

Vous avez pris l'initiative de laisser filtrer dans un encart du journal Le Télégramme du 19 septembre 2014, votre décision de couper les chaines et les cadenas qui protègent les annexes des plaisanciers des ports Moëlanais stockées dans les râteliers. Cette décision, devant prendre effet cette semaine, a été prise sans préavis ni consultations des instances portuaires.

Nous avions pourtant demandé lors des réunions du CLUPP et du Conseil Portuaire que les besoins en places d’annexes soient clairement chiffrés et que vos services attribuent ensuite une place à chaque annexe quitte à réinvestir dans des racks supplémentaires.

Dès lors qu’aucune règle d’attribution n’existe, protéger son annexe du vol par une chaine est en soi, tout à fait logique.

De plus, la pose d’une chaine cadenassée montre que l’usager concerné ne laisse pas son annexe n’importe où et tient à retrouver sa place libre à son retour. Il n’est donc en rien responsable du désordre auquel vous souhaitez mettre fin.

Sans emplacements de rangement en nombre suffisant, votre décision expose les embarcations des plaisanciers au vol ou à la détérioration. De nombreuses remarques nous ont déjà été adressées dans ce sens.

Tant qu’un état des lieux ne sera pas finalisé, tant que les identifications d’annexes et les attributions d’emplacements ne seront pas effectuées, nous vous demandons de surseoir à la décision arbitraire de supprimer les chaînes et les cadenas.

Nous souhaitons trouver dans la gestion municipale, l’écoute démocratique et la confiance qui faisait défaut à l’équipe précédente. Aussi, comme dans l’affaire des cultures marines, où nous vous avons apporté notre soutien, le dialogue et la concertation nous semblent indispensables à une entente apaisée et constructive anticipant d’éventuels litiges.

Vous remerciant de votre attention, veuillez accepter monsieur le Maire, l’expression de notre considération.




Pierre LEGLEYE, Président de l’APB

samedi 23 août 2014

Visite du Port

Visite du port :  Mairie / Association des Plaisanciers Brigneau


Mardi 9 septembre à 10h.

Vous pouvez nous accompagner ou
transmettre vos remarques à l’APB :
06 08 37 08 48

plaisanciers.brigneau@gmail.com

Conseil Portuaire du 21/08/2014

Le quorum était atteint.
L’arrêté municipal (du 09/11/12) de nomination des membres du Conseil mérite d' être largement revu.
Merrien est actuellement chichement représenté, et Alain Favennec  figure encore  comme professionnel du port.

Point 1 accès des cales de Brigneau et Merrien.
La municipalité a fait faire un devis à la société "Automatic System" pour la fourniture de 2 barrières avec monnayeur à jetons (Brigneau et cale de Merrien) : Coût de 20 000 € hors travaux de mise en place . Il faudrait y rajouter le prix du logiciel de programmation et des badges en cas d'informatisation.
D'autres devis seront demandés et discutés lors d'un prochain conseil.
Nous avons redemandé que l'estimation des rentrées liées aux mises à l'eau soit fourni aux membres ainsi qu'une estimation du coût d'entretien du matériel de limitation d'accès.
Nous avons réitéré notre demande de ne pas filtrer l'accès au quai de Brigneau tant que des professionnels vendront leur pêche dans l'étal du bout du quai..

Point 2 annexes:
La mairie va demander aux usagers de  doivent marquer clairement leur annexe au nom du bateau..
Passé un délai de quelques mois toute annexe non identifiée sera évacuée au service technique (frais de fourrière éventuels) et détruite si non réclamée au bout d'un délai qui n'est pas encore fixé.
L'attribution de place d'annexe et l'évaluation du nombre de rack viendra ensuite.
L'achat et la mise à disposition d'annexes mutualisées pourrait être envisagée dans une phase suivante.


Questions diverses

  • Notre association a demandé d'étudier les divers problèmes du port lors d'une visite commune avec la mairie et le responsable du port.
  • La date du mardi 9 septembre, 10 heures, à  été retenue. Avis aux amateurs!!!!
  • Nous avons insisté que la promesse électorale de recherche de financements permettant de réduire le net à charge des usagers du port soit entreprise rapidement. Les travaux de remise en état du môle de Brigneau et des quais deviennent urgents.
  • Le problème des panneaux d'affichages  a été évoqué et sera approfondi le 9 septembre.


  • Sans nouvelles de la préfecture, l'APB a proposé au Conseil Portuaire d'adopter une motion demandant de sursoir au projet d'exploitation extensive du domaine public maritime par les sociétés ALGOLESKO et BAMEJYOT. Cette motion a été adoptée à l'unanimité.

Motion du Conseil Portuaire du 21/08/2014




Motion proposée par l'APB et adoptée à l'unanimité des membres du Conseil Portuaire le 21/08/2014 

Le Conseil Portuaire des ports de Brigneau et Merrien, réuni ce jour, prend acte des modifications apportées au projet des sociétés ALGOLESKO et BAMEJYOT.
Il considère que cette décision, prise comme le projet initial,
-sans consultation de tous les  représentants des usagers du domaine public maritime
-ni des représentants des associations œuvrant pour la préservation de l’environnement de notre littoral,
·        ne répond pas aux inquiétudes légitimes en termes de sécurité des personnes qui naviguent dans cette zone,
·        ne modifie pas fondamentalement la spoliation de fait des zones de pèches et de loisirs au large de nos rias,
·        ne répond pas non plus aux craintes de perturbation du milieu marin.

Le conseil portuaire demande donc au Préfet du Finistère de sursoir à cette autorisation d’exploitation extensive du domaine public maritime et de mettre en place une réelle concertation avant toute nouvelle initiative dans ce domaine